Le blog du Pr. Michel Massol

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, novembre 1 2011

15-Microbiote intestinal, alimentation et santé



Ou le contenu de l’assiette et les symbiotiques au service de la physiologie microbienne digestive

Lire la suite »

mardi, août 9 2011

14-Troubles du comportement, l’hypothèse nutritionnelle



Une relation de cause à effet entre l’alimentation (les vaccinations !) et l’autisme, l’hyperactivité et la schizophrénie ?

Lire la suite »

samedi, octobre 16 2010

13-Peau, Muqueuses : trophicité, à quel prix ?



Ou des choix alimentaires pour prévenir et guérir les dystrophies et les syndromes secs

Lire la suite »

mardi, mars 23 2010

12-Maladie d’Alzheimer et nutrition : au gendarme et au voleur !



Ou la contribution de l’alimentation à la prévention des affections neurologiques liées au vieillissement

Lire la suite »

mercredi, janvier 13 2010

11-Lait maternel, inimitable et lait de vache, contestable !



Pourquoi, à propos du premier des aliments, la transgression de l’espèce affecte aujourd’hui la santé

Lire la suite »

mercredi, octobre 7 2009

A propos du Squalène, inquiétude ou tranquillité ?



Les informations, plus alarmantes que rassurantes sur l’utilisation du squalène comme adjuvant de certains vaccins, méritent d’être précisées pour rassurer les prescripteurs quant à l’utilisation de cette molécule dans l’alimentation.

En effet le squalène à l’état naturel est présent dans le règne végétal (huiles végétales, tout particulièrement d’olive) et le règne animal (huiles et chairs de poissons, surtout les requins ou squales). Mais il intervient aussi chez l’homme dans le métabolisme lipidique, comme précurseur de la synthèse endogène du cholestérol, synthétisé à partir de l’acide mévalonique. Il s’agit d’une molécule de caractèrre lipidique, plus précisément un dérivé terpénique, au squelette carboné insaturé qui par repliement, oxydation et saturation, conduit à la structure des stérols.

À ce titre et  par sa présence dans de nombreux aliments il ne présente aucun risque pour la santé. Absorbé au niveau digestif, on ne lui connaît aucune réaction inopportune, de caractère métabolique comme immunitaire. Il agit même comme régulateur de la synthèse du cholestérol, par effet rétrograde de modération de l’enzyme HMG coA réductase.

Utilisé voilà déjà plusieurs années comme vecteur de principes actifs, il a fait notamment la réputation de P. Couvreur et de son équipe pour la mise au point de «nano-médicaments plus actifs par squalénisation» ! Il s’agit de micro-encapsulations obtenues grâce à la flexibilité du squalène, par couplage avec des analogues nucléosidiques à activité anticancéreuse ou antivirale. Le concept de «squalénisation» est considéré comme une importante innovation thérapeutique. Qu’en est-il en matière de vaccins ?

L’emploi du squalène comme adjuvant de vaccins tient au fait qu’il contribue par sa structure –qui est neutre chimiquement en termes de réactivité en l’absence d’oxydation– à exalter le «caractère immunogène» du vaccin probablement par «extériorisation» de l’épitope antigénique. Cela permet de réduire la dose d’antigène pour une efficacité accrue. À ce titre il est vraisemblable que par modification de la structure spatiale des protéines spécifiques du vaccin, le squalène puisse dans le cas d’un «repliement raté» de certaines séquences peptidiques, entraîner des réactions immunitaires délétères ; et chez certains sujets provoquer le déclenchement d’un processus auto-immun, du type Guillain-Baré observé en 1976 aux USA lors de la vaccination de masse anti-grippe porcine.

Ceci ne se produirait que dans la confrontation directe par voie injectable, de l’antigène «modifié» avec les cellules lymphocytaires T4 aux (étape de la présentation antigénique par les cellules CPA : macrophages plasmatiques circulants dans l’injection intra-musculaire ou sous-cutanée, cellules dendritiques par voie intra-dermique) et en aucune manière au niveau de la muqueuse intestinale lors de l’ingestion d’aliments contenant du squalène.

Il faut donc être rassuré pour ce qui concerne l’utilisation diététique du squalène par voie orale, que se soit dans la consommation d’huiles alimentaires à teneur élevée (depuis des millénaires !) ou dans des capsules contenant quelques centaines de mg qui reproduisent le «régime méditerranéen» au bénéfice de la santé.

Michel Massol, octobre 2009